- On aurait pu tomber dans le fantastique et partir loin, très loin dans des délires paranormaux.-

L'HISTOIRE  Adam Zweig a une identité civile. Pourtant, il est rongé par le secret de sa véritable identité : il n’a pas de nombril. Cette particularité a été un véritable secret de famille et une grande honte tout au long de sa vie. Comment voulez-vous faire l’amour à une femme sans passer pour un extra terrestre ? A la mort de sa mère, Adam part en quête de vérité : il va faire la lumière sur son histoire.

ELISABETH CADOCHE, VOUS AVEZ DIT ? Elisabeth vit entre Paris et Bangalore, Elisabeth écrit pour les enfants et la télévision, Elisabeth aime aussi la photo et Gérard Lenorman. Et Elisabeth a répondu à quelques-unes de mes questions. Oui, oui ! RDV à la fin de ce billet !

TOUT CE QUE J'EN PENSE Une bonne lecture comme j’aime ! Le sujet est original : un homme sans nombril qui se demande d’où il vient… On aurait pu tomber dans le fantastique et partir loin, très loin dans des délires paranormaux. Pour le coup, j’ai apprécié que les personnages restent ancrés dans cette réalité. Finalement, le fil rouge, c’est le nombril d’Adam, les secrets et les faces cachées de sa mère, son amour éternel pour Madeleine, son amitié avec Tom, le copain qu’on a tous dans notre entourage. Et puis autour, il y a cette vie, si banale et pourtant si proche de la nôtre.

L’amitié, l’amour, le sexe mais aussi la question des origines. Autant de thèmes abordés qui font qu’on s’y retrouve forcément !

Et même si j’ai trouvé quelques phrases maladroites (dans le sens un peu “too much”), j’ai été touchée par la plume d’Elisabeth Cadoche (que je ne connaissais pas du tout). Normal, c’est son premier roman ! J’ai aimé son approche des beaux mots, de la belle formule. Elle m’a embarqué dans son navire !

Cel livre a aussi été une première expérience pour moi. Celle du ebook. Quand on m’a proposé de lire ce roman, j’étais un poil dubitative car, jusqu’à présent, pour moi, le livre c’était du papier. Curieuse que je suis, je me suis vite prêtée au jeu. Alors, les débuts ont été difficiles : il faut apprivoiser la lecture sur tablette, c’est déstabilisant, il faut maîtriser l’application, savoir comment tourner les pages (j’ai bien dû mettre 10 pages avant de comprendre), il ne faut pas que la tablette tombe en rade de batterie au milieu d’un chapitre (humm)(si comme moi, tu ne penses jamais à recharger ta tablette, tape dans tes mains !)… Mais je dois bien avouer que ce n’était pas déplaisant, on s’y fait vite et je peux l’assurer : je recommencerai !

En somme, un livre (électronique) qui parle d’espoir et de courage (faut savoir prendre le taureau par les cornes) qui n’a pas son pareil pour nous divertir. Une jolie découverte !

POUR QUI ?  Pour tous ceux qui veulent découvrir un roman sous un angle nouveau !

C'EST LA PREMIERE PHRASE…  « Ce matin, en allant au lycée pour donner cours aux élèves de Première Scientifique, je m’éfforçais de ne pas sombrer dans mes souvenirs.»

AU GUIDE MICHELINE   starsstarsstars 

CA PEUT AIDER … 156 pages aux éditions 31 Editions.

 ELISABETH A BIEN VOULU RÉPONDRE À QUELQUES QUESTIONS...

Comment vous est venue cette idée autour du Nombril ? C'est quoi le point de départ ?
"L'idée m'est venue absolument par hasard, une réflexion sans raison précise sur ce que nous partageons tous et ce qui nous différencie les uns des autres. L'absence de nombril était une hypothèse incongrue et je ne souhaitais pas faire de science-fiction, mais plutôt un roman avec une anomalie."
 
Pendant la lecture, je souriais parce que je devinais dans votre écriture, l'amour des beaux mots. Ces beaux mots qui sonnent bien, qu'on utilise peu et qui donnent du style, du peps à votre plume ? Selon vous, d'où vient cet amour des beaux mots ?
"Tant mieux si je vous ai fait sourire. Oui, j'aime les mots, j'aime triturer la langue, j'aime l'étymologie (je suis latiniste) et cela vient sans doute de mon goût pour la lecture. Je suis auteur mais avant tout, je suis lectrice, une lectrice dévoreuse."

Auriez-vous pu imaginer une autre fin pour ce roman ? Une fin peut-être un peu moins parfaite ou fallait-il qu'Adam soit  heureux sur tous les plans ? (je pose la question car je suis une inconditionnelle des happy ends)
"J'aurais pu imaginer une fin différente sur le plan de la résolution de l'énigme, mais le lecteur aurait été frustré. Mais sur le plan amoureux, impossible d'imaginer une fin malheureuse, je l'avoue, je suis comme vous, j'aime les happy ends."

Croyez-vous à la chance ? Au destin ? Cela a t'il influencé votre roman ?
"C'est une vaste question. Je crois à la chance et aux bonheurs du hasard. Le destin est une notion un peu trop mystique, trop religieuse et j'aime penser que c'est nous qui imposons notre chance."


Merci à Elisabeth Cadoche pour avoir pris le temps de répondre aux questions.
Et à Ginie pour la découverte du livre.