- Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer ce que j'aurais fait
si j'avais retrouver Colin Farrell sur mon palier. -

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L'HISTOIRE  Que feriez-vous si une somptueuses actrice Américaine comme Scarlett Johanson frapait un soir à votre porte ? Comment réagiriez-vous ? Arthur Dreyfuss a d’abord du mal à y croire, avant de se laisser porter par cette situation incongrue, se laisser séduire par la belle et découvrir le pot aux roses.

GREGOIRE DELACOURT, VOUS AVEZ DIT ? Originaire du Nord de la France, Grégoire Delacourt est publicitaire avant de devenir écrivain. Il est notamment connu pou son best seller La liste de mes envies, son deuxième roman.

TOUT CE QUE J'EN PENSE Voilà une intrigue qui a titillé ma curiosité ! D’ailleurs, je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer ce que j’aurais fait si j’avais retrouvé Colin Farrell (au pif, hein) sur mon palier… Et donc avec cette base de roman originale, Grégoire Delacourt m’a encore emmenée dans une belle histoire, teintée de douceur et d’émotion. Souvenez-vous, j’avais beaucoup aimé La liste de mes envies, son best seller. Et je ne suis pas déçue avec le deuxième livre que je lis de lui.

J’ai trouvé tous ses personnages intéressants. Arthur est ordinaire et très attachant (on aimerait être aimée comme il aime)(ouais je sais beaucoup trop de “aimer” dans cette phrase mais je fais ce que je veux), Scarlett est ambigue, PP, le garagiste, est un peu naïf et puis cette foule incessante qui s’emballe et s’emmêlent les pinceaux, la plaçant ainsi au rang “d’idiote du village”. Comme si l’amour d’Arthur et de Scarlett était bien au dessus de tout ça…

Finalement, on y parle bien des apparences : ce qu’elles nous amènent à être… et même si c’est parfois contre nature. On est tous soucieux de savoir ce que l’on renvoie. Ce bouquin permet de se poser la question si à force de “vouloir être”, on ne se perdrait pas dans un tourbillon de narcissisme contre nature.

Le style de Grégoire Delacourt est toujours agréable à lire. Pourtant, je n’ai pas eu l’impression de “retrouver” l’auteur dans sa plume. Elle était un poil différente de son autre roman. Attention, je ne dis pas que c’est déplaisant. Parfois, on s’attache à la patte d’un écrivain. En l’occurrence, on se retrouve plongés dans un autre univers, un autre contexte, d’autres personnages, d’autres lieux, de nouveaux rythmes…

Le roman est aussi truffé de références littéraires. Bon, il y en a un peu beaucoup (et pas mal que je ne maitrisais pas) mais dans le fond ça rend encore plus le personnage ancré dans sa poésie et ça révèle toujours plus la beauté de certains passages.

Le bémol ? La fin ! Pouquoi, quoi ? Je l’ai trouvé un poil tirée par les cheveux et facile. Mais bon, vous commencez à comprendre que j'ai un problème en général avec les fins de roman. Je suis peut-être un peu remontée contre cette queue de poisson au roman. Sans doute parce que je voulais que cela dure éternellement… Suis comme ça, mon petit côté sentimental ;-)

Dans tous les cas, on passe encore une fois un agréable moment de lecture avec Grégoire Delacourt… euh… Arthur Dreyfuss ! 

POUR QUI ?  Pour tous ceux qui souhaitent rêver que c’est possible, ça peut arriver, et pas qu’aux autres !

C'EST LA PREMIERE PHRASE…  « Arthur Dreyfuss aimait les gros seins.»

AU GUIDE MICHELINE    starsstarsstars stars

CA PEUT AIDER … 212 pages aux éditions Le livre de Poche.

CE QU'ILS EN ONT PENSE... "Ce roman est œuvre pleine de grâce et d’émotion. C’est aussi un livre sans fausse note, truffé d’effleurements sensibles. Une gouaillede poéte, planquée dans un roman faussement simple."Karine Papillaud, Le point.

"Un troisième roman éblouissant."Femme Actuelle