- C’est avec de tels livres que je suis tombée amoureuse de la plume de Foenkinos. -

L'HISTOIRE  Le narrateur est un jeune homme attachant : on le sent seul, on le sent désaimé par ses parents, il travaille seul, la nuit à la réception d’un hôtel et espère profiter de ce temps de solitude pour écrire son roman –qui ne viendra jamais. Il rend aussi visite à sa grand-mère, placée dans une maison de retraite contre sa volonté et dont les propres fils semblent oublier l’existence. Et quand celle-ci fugue, le jeune homme lui même part à sa recherche qui le ménera aussi sur le chemin de l’amour.


DAVID FOENKINOS, VOUS AVEZ DIT ? Etudiant en lettres à la Sorbonne dans un premier temps, professeur de guitare aux sonorités jazz ensuite, David Foenkinos fait également partie des romanciers nouvelle génération. La délicatesse est son 8ème roman.


TOUT CE QUE J'EN PENSE C’est avec de tels livres que je suis tombée amoureuse de la plume de Foenkinos !


Une histoire tellement attachante, des personnages attendrissants, la magie des mots méticuleusement choisis… Il n’en faut pas plus –pour moi- pour me laisser embarquer dans cette tranche de vie. Le narrateur, ce solitaire endurci qui a transformé le manque d’amour de ses parents en âme d’artiste et qui fait tout pour offrir des derniers rêves à sa grand-mère m’a touché au plus haut point.


A chaque fois, je suis surprise par cet optimisme qui change inconditionnellement de bord dans ces romans. Qu’est vraiment le bonheur après tout ? La poésie de Foenkinos finit toujours par tomber dans la banalité du quotidien. Elle en est là toute l’horreur –et la réalité pourtant- du récit. L’histoire d’amour entre Louise et le narrateur n’y échappera pas.


Dans ce roman, on parle du souvenir, des souvenirs, de ceux des autres aussi. Ainsi, chaque chapitre est entrecoupé par le souvenir d’un personnage, d’un figurant, d’une personnalité citée. Encore une fois, le procédé est propre à l’auteur qui a le don de rythmer la lecture par ces petits moments figés dont il a le secret.


Avec cette histoire de grand-mère, de vieillesse qu’on délaisse, on se sent forcément proche de la famille du personnage. Cela nous renvoie forcément à la notre, à notre histoire, à ce qu’on devrait faire, qu’on ne fait pas, à nos regrets, à l’amour des nôtres…
On n’oublie pas la touche d’humour de Foenkinos même dans les moments les plus sombres et son sens du détail inutile qui transforme le roman en une oeuvre personnelle. Ce ne serait pas vraiment lui autrement…


Et vous savez pas quoi ? Le film adapté du roman sort… ah bah ! Hier ! Je vous avoue que j’avais très envie de le voir car j’adore Jean-Paul Rouve mais je craignais en même temps l’adaptation. On sait tous que c’est un exercice périlleux. J’avais peur de perdre l’âme de Foenkinos. Surtout que le roman était bien ancré en moi. Je venais juste de refermer le livre quand le film a commencé.

Et bien je n'ai pas été déçu ! C'est un si beau film écrit par Jean-Paul Rouve et Foenkinos lui même. Et que dire du si mignon Mathieu Spinosi et du drôlissime William Lebghil ! Bon, pour être honnête, c'était juste un peu trop tôt pour le voir au cinéma car je n'ai eu aucune surprise, l'adaptation est bien fidèle au roman (même si certains passages ont dû être zappés pour la cohérence du scénario). J'ai trouvé le film touchant, drôle et émouvant à la fois ! Chaque personnage a son âme. Chaque situation est juste. Un bel essai transformé !

A voir ! Mais à lire avant !


POUR QUI ?  Pour tous ceux qui ont tendance à oublier que c’est avant que les gens partent qu’il faut en profiter !


C'EST LA PREMIERE PHRASE…  « Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien.»


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CA PEUT AIDER … 290 pages aux éditions Folio.